Notre projet s’articule en 4 axes, pour innover et construire ensemble l’université de demain, au service de ses personnels et de ses usagers, ouverte sur le monde, dans le respect de notre diversité.
. L’UBFC, un projet collectif
La construction de la Communauté d'Universités et d'Établissements « Université de Bourgogne-Franche-Comté » est un processus lent qui se bâtit depuis plusieurs mandats, mais avec toujours le même défaut, celui de ne pas, ou si peu, impliquer les personnels de nos établissements. De même, la mise en place de l’ISITE est une chance pour la recherche dans la grande région Bourgogne-Franche-Comté, mais là encore ce dispositif a été échafaudé indépendamment de tous ceux qui sont pourtant les premiers concernés.
Si nous affirmons notre attachement fort aux projets UBFC et ISITE, nous revendiquons le droit pour tous, étudiants, personnels techniques et administratifs, enseignants, chercheurs, de participer activement à la construction de notre avenir commun. Au-delà des seules conférences d’information, proposées une fois que tout est déjà achevé, nous appelons à un véritable travail de réappropriation de ces projets majeurs par un travail de co-construction entre et avec les différents acteurs. Devant le risque majeur de la déshumanisation de l’enseignement supérieur et de la recherche, nous devons rassembler autour de valeurs et d'objectifs partagés, réaffirmer les missions fondatrices de l'université pour permettre l’accès du plus grand nombre aux études supérieures, pour que l’université reste le monde de la culture par excellence, pour respecter la pluralité de nos disciplines et de nos pratiques.
La diversité : le défi d’être unique et complémentaire dans la richesse de nos différences.
. L’université, au cœur des territoires et ouverte à l'international
L’université n’est pas seulement un lieu dédié à l’enseigement supérieur et à la recherche. En tant que pôle d’attractivité, comme carrefour des cultures et des savoirs, elle constitue aussi un acteur majeur de la construction et de la dynamisation des territoires, un élément structurant des bassins de vie économiques et sociaux. La présidence de l’université ne peut pas se contenter d’être une tour d’ivoire déconnectée des réalités locales : ancrée dans son territoire, elle doit rester la principale porte ouverte vers le monde extérieur.
Dans chacun des deux grands bassins de vie (Besançon, Belfort-Montbéliard), nous mettrons en place des assises de l’Université réunissant les partenaires socio-économiques, les collectivités locales et les usagers. Animées par deux vice-présidents chargés de l’un et l’autre site, ces assises auront pour mission de renouer le dialogue avec les acteurs locaux. Elles seront le lieu d’une concertation permanente avec les collectivités territoriales, les entreprises, le monde de la culture pour élaborer ensemble des actions concrètes au service de tous. Les réseaux interuniversitaires nationaux et internationaux doivent être développés et soutenus avec nos partenaires de l'UBFC et avec l’aide des collectivités régionales et des entreprises et institutions locales.
La diversité : catalyseur des relations et des investissements.
.. L’exigence pour tous
Au sein d’une université plurielle, chacun doit avoir la possibilité de proposer le meilleur en matière d’enseignement et de recherche. Les richesses, les expériences réussies se nichent un peu partout dans notre établissement. Au-delà de la notion d’excellence, réductrice et simplificatrice, il est nécessaire de donner sa chance à chacun en soutenant les projets innovants dans tous les champs de compétences scientifiques, mais aussi de mettre en place des politiques volontaristes en termes de gouvernance, de politique de ressources humaines et d'action sociale, dans le respect des personnels.
L’exigence pour tous, c’est se donner les moyens de soutenir dans la durée les projets innovants de formation et de recherche, y compris pour les plus jeunes collègues, dans tous les domaines disciplinaires. C’est mettre en lumière toutes les possibilités d’insertion professionnelles des étudiants, dans les secteurs de l’emploi public et privé. C’est mettre en place une politique claire pour lutter contre toutes les formes de discrimination, contre tous les harcèlements au sein de notre établissement. C’est aussi construire une stratégie globale exigeante de développement durable et d’amélioration continue de la qualité de vie vers de véritables éco-campus. Ce dernier point a notamment été dramatiquement oublié depuis 4 ans.
La diversité : on a tous à y gagner.
. Une gouvernance renouvelée
Chaque jour, nous passons tous un peu plus de temps à nous occuper de questions administratives. La complexification des procédures, la multiplication des instances altèrent au quotidien nos capacités à remplir les missions pour lesquelles nous avons été recrutés. L’exemple caricatural de la mise en place des collegiums, improvisée en fin de mandat, sans objectifs cohérents et en l’absence de concertation est particulièrement représentatif de ce qu’il ne faut plus faire.
Il devient indispensable de revoir la répartition des compétences au sein de notre établissement en repensant les rapports entre UFR et unités de recherche, en ayant le souci permanent de la simplification des procédures et en évitant partout les redondances synonymes d’inefficacité. Nous mettrons en place des organigrammes inversés, basés sur les besoins des personnels et des usagers, pour affecter à chaque problématique un interlocuteur unique et les moyens de le contacter. Nous développerons les outils numériques pour gérer et communiquer en toute transparence et avec tous.
Enfin, les conseils d’établissements doivent être redynamisés et se tenir sur des durées acceptables. Il est possible d’informer, de débattre, de décider collégialement et d’agir collectivement de façon efficace par un travail en mode projet pour favoriser la concertation et la responsabilisation des différents acteurs de l'université.
La diversité : c’est nous.